10.10.2009

Etat d'avancement de ce projet de voyage

A vrai dire, le projet est pour l'instant arrété, En effet, nos correspondants locaux estiement que, actuellement,la région n'est pas sûr du fait de laprésence de brigands à motivation crapuleuse dans les parages. Nous attendons de meilleures nouvelles pour le relancer

Le prochain séjour de Mariam en France

DES NOUVELLES DU PROJET

Le projet de séjour en France de Mariam et de son père atteint sa phase de réalisation.

Les billets d’avion sont pris pour un séjour hors de leur pays du 20 octobre au 20 novembre. Ils séjourneront à Figanières, dans le Var chez leur tante et grande tante. Dès à présent, ils sont à Bamako en attente d’un rendez vous lundi 12 au consulat de France à Bamako pour les formalités de visa. Nous les accompagnons d’ici pour ces formalités (encore délicates) et les accueillerons le 21 à Marseille Marignane.

Ce séjour sera pour le père et sa fille une occasion de concrétiser le lien familial initié par le grand père avec une femme touarègue locale, et de découvrir un autre mode de vie.

Il devrait permettre également à nos deux amis de concrétiser leur nationalité française en obtenant le certificat administratif ad hoc.

A plus long terme, notre but est de donner à Mariam, jeune adolescente, l’envie et les moyens de poursuivre ses études et de mettre les résultats de sa formation au bénéfice de sa communauté.

En effet, si le premier frein au développement de la société touarègue est en général le manque d’instruction, ce handicap est encore plus flagrant chez les femmes qui ne poursuivent pratiquement jamais leurs études au-delà de l’école primaire. Elles sont déjà peu nombreuses à recevoir cette formation de base. Que ce soit dans le domaine de la santé ou de l’éducation, les intervenants viennent du sud et ne parlent pas la langue tamashek en usage dans la population locale.

Une femme touarègue refusera de se faire examiner par un soignant masculin. Et quand bien même, elle trouverait une femme venant du sud du pays pour le faire, les deux ne parleront pas la même langue.

La coutume est de marier les femmes très jeunes, dès leur puberté et de ne leur proposer comme activité d’avenir que les fonctions traditionnelles de gardienne du foyer.

Notre objectif serait parfaitement atteint si Mariam devenait infirmière et exerce finalement son métier autour de son village natal Même si cette finalité a peu de chance d’être atteinte avec Mariam, nous pensons que le chemin pris est le bon et que l’exemplarité a sa vertu.

Nous avons à cet effet le soutien total des esprits éclairés de Tessalit.

Un objectif intermédiaire sera atteint du fait de la prise de conscience de Mariam, de son père et de la population de Tessalit qui ne manquera pas de discuter de ce projet dans le cadre de son contexte.

Ceci a pu se faire grâce à la générosité des amis de notre association. Merci.

Nous avons pu rassembler à ce jour la somme de 2000 € sur les 2500 € nécessaire pour boucler le budget. Un autre mode de financement est prévu pour boucler à cet effet. Il passe par l'organisation de repas solidaires.

Il n'est êut-être pas inutile de rappeller que les dons font l'objet d'une réduction d'impôt égale au 2/3 du don. Un recu fiscal adressé au donateur est  à rapprocher de sa déclaration d'impôt sur le revenu.

 

24.08.2009

Présentation prochain voyage

La prochaine saison des voyages à la rencontre des nos amis touaregs de la Région de Kidal (Nord Mali)  s’organise au sein de notre association.

Elles concernent les séjours que nous proposons chaque année depuis 9 ans dans cette région du Sahara, située hors de tout circuit touristique classique.

Chacun d’eux se déroulera sur deux semaines et sera destiné à 7 participants au maximum, entourés d’un accompagnateur français, de deux chauffeurs et d’un cuisinier locaux.

Les particularités de cette saison hiver 2009/2010 du point de vue des périodes ouvertes à la réservation, à confirmer en fonction des inscriptions, sont les suivantes :

§          Du 27 décembre au 11 janvier, période à cheval sur des vacances scolaires. Ce séjour à le mérite de permettre au groupe de participer au festival des Nuits Sahariennes d’ESSOUK, organisé dans un des hauts lieux de la Région par l'association « Taghreft Tinariwen » http://www.keltinariwen.org

§          Du 10 janvier au 25 janvier, hors vacances scolaires. Il s’agit de la période la plus agréable, compte tenu de la température locale avec un prix de vol inférieur de 50 €

§          La 3ème période proposée est en février, durant les vacances scolaires. La dates précises dépendront des zones scolaires des candidats au voyage : soit entre le7 et le 21 (zone B), soit entre le 14 et le 28 (zone A), soit entre le 21 février et le 7 mars (zone C)

Les prix, séjour plus voyage, devraient se situer autour de 2 000 € par personne.

Pour les personnes qui souhaitent des précisions sur les attendus de ces voyages de découverte du monde touareg, nous tenons à leur disposition toutes les données en notre possession à ce jour. Les autres modalités pratiques des séjours de cet hiver seront précisées en temps utile.

Pour nous permettre d’harmoniser les groupes, nous vous demandons de vous manifester au plus vite, en nous faisant part de vos réactions, de vos préférence (période en particulier), de vos interrogations.

Dès concrétisation de nos accords d’inscription, les réservations avion seront à prendre individuellement auprès de la compagnie charter Point Afrique, surtout en ce qui concerne la période très recherchée des fêtes de d’année.

A bientôt de vos nouvelles avec, si possible, vos réservations de principe

02.08.2009

Groupe Tinariwen de Tessalit : L’emblème de la culture Touarègue

C’est le groupe de musique le plus célèbre du nord de notre pays.  Il parcourt le monde pour faire connaître l’art des hommes bleus.

Ici est repris un article paru ce 1er aout dans Bamako Hebdo

Lire la suite

30.07.2009

Appel à générosité

L’association « Rencontres Touarègues » souhaite offrir à Mariam, 13 ans, un séjour d’un mois dans le village de ses ancêtres. Elle sera accompagnée de son père, Jeannot.

Ce voyage a pour but d’ouvrir le champ des possibles à cette jeune fille touarègue dont le grand père était un gendarme français en garnison à Tessalit au temps de la colonisation.

Lire la suite

03.01.2009

Projet séjour privé debut 2009

Jusqu'à présent, depuis huit ans, l'association « Rencontres Touarègues » a organisé chaque année, pour des petits groupes de participants, des séjours d’immersion en plein Sahara, dans la région de Kidal, au Nord Mali.

Cette année exceptionnellement, Jacques MORIZOT, président de l’association, se rendra à l'invitation de son ami touareg dit Trois-Trois », notre principal partenaire local, dans son campement, pour y séjourner 15 jours, en tête à tête avec une famille nomade. Il le fera seul et à titre personnel.

567259074.2.jpg


Il aimerait vous faire partager cette expérience exceptionnelle à travers le journal qu'il s'est promis de rédiger pour raconter son aventure humaine.

Si vous souhaitez être destinataire de ce compte-rendu au quotidien, faites-nous le savoir par courrier électronique.

Le voyage se déroulera du 10 avril au 7 février, la première semaine étant cependant consacrée à un travail de développement rural sur fondement agro-écologique avec une autre association, le CARI, dans laquelle JM a également des responsabilités.

Profitant du début d'année et, paraphrasant Jacques Brel, les responsables de « Rencontres Touarègues » vous souhaitent pour cette année 2009 :

« des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns »,

en particulier celui de connaître l’aventure d’une véritable rencontre humaine avec nos amis touaregs.

01.01.2009

1ère annonce du séjour de découverte du peuple touareg 2009/2010

Séjour en immersion dans le quotidien de nos amis

Pour mieux les comprendre, partager leurs problèmes et agir en leur faveur

Ce message s'adresse à vous si :

* Vous aimez les déserts, les contrées qui permettent encore un brin d’aventure, le développement de nouveaux liens de sympathie dans une relation bienveillante.

* Vous aimeriez entrer dans les réalités du monde touareg.

* Vous apprécieriez de partager un moment de vie avec des personnes francophones d’une toute autre culture, de réfléchir aux différences et aux possibilités d’échanges, de maintenir la relation à l’issue du voyage.

L’association « Rencontres touarègues », forte de l’expérience de séjours annuels réalisés depuis huit ans et de liens fidèles nouées avec ses partenaires locaux, propose à nouveau pour l'hiver à venir 3 périodes de séjour, l’une pour la fin d’année 2009, la deuxième début janvier et la troisième pendant les vacances scolaires d'hiver 2010 dont les dates précises sont à définir.

Les groupes comprendront 6 participants au maximum. Ils seront entourés d’un accompagnateur chargé de la coordination et de la médiation, de deux chauffeurs et d’un cuisinier. Ils se déplaceront la plupart du temps en 4 x 4, au départ de l’aéroport de Gao en direction des collines de l’Adagh (Adrar des Iforas) dans le grand nord du Mali, mais parfois aussi à dos de chameau ou à pied.

Tout sera mis en œuvre pour permettre aux participants de bien comprendre les réalités actuelles et de réfléchir au destin de cette population de pasteurs traditionnellement nomade.

Il ne s’agit ni d’une épreuve sportive, ni d’un stage de ressourcement personnel, mais avant tout d’une opportunité de rencontre avec un peuple dans son environnement.

La participation nécessite cependant une bonne santé, l’acceptation d’un certain inconfort et un bon sens de l’adaptation.

Les séjours seront mis en œuvre par Jacques MORIZOT qui connaît bien la région et y a noué de solides amitiés.

Le budget à prévoir pour le transport avion depuis la France et les deux semaines passées sur place sera d'environ 2000 €, à ajuster en fonction des conditions de vol, de l'évolution des coûts de logistique locaux, des options de dates et du programme local.

Contacts :
Jacques MORIZOT : 06 73 88 31 96 – 04 67 72 49 18
rencontres.touaregues@numericable.fr
http://renctouar.blogs-de-voyage.fr

30.11.2008

Compte rendu du séjour en France de Baba

Baba est l'un des nos chauffeur quand nous nous rendons dans la région de Kidal

A notre invitation, notre ami a séjourné en France du 15 septembre au 12 octobre, essentiellement dans l’Hérault et le Gard mais aussi plus ponctuellement en Savoie et Haute Savoie.

Ce voyage a été possible grâce à la générosité de nombreux amis qu’il s’est fait dans le cadre de « Rencontres Touarègues » au cours des séjours effectués dans la Région de Kidal.

Nos objectifs

En invitant ce partenaire local, à passer 4 semaines en France, notre objectif était « de le nourrir de notre amitié et de l’enrichir d’idées pratiques qui devaient lui permettre de mieux agir sur son environnement »

Nous avions le désir de renforcer le partenariat que nous entretenons depuis huit ans avec les maillons actifs et indispensables (Baba et Trois-Trois) de « Rencontres Touarègues » dans l’Adrar des Ifoghas (nos amis Baba et Trois-Trois)

Cette visite amicale devait également permettre à Baba de s’ouvrir à un autre mode de vie que le sien et de trouver en France des idées pratiques qui lui permettraient d’accroître son influence locale d’animateur d’association et de générateur d’activités.

Un accident ancien l’ayant privé de l’usage d’un de ses yeux, nous avons voulu profiter de ce séjour en France pour examiner sérieusement la possibilité d’une intervention médicale qui lui aurait permis de recouvrer la vue. Malheureusement, dans les faits, la seule possibilité de soin a été celle de lui conseiller de porter des lunettes pour protéger son œil valide.

Dans les faits

Pour ce qu’il en est des témoignages d’amitié, je pense qu’il en a eu son compte et qu’il nous l’a exprimé à travers une lettre de remerciement qui sortait de son cœur. Sa lettre de remerciement.jpg

Pour ce qu’il en est des idées de développement applicables dans son espace de vie, nous lui avons montré un certain nombre de voies, à charge pour lui de faire un tri entre ses désirs et les possibles. L’avenir nous dira ce qui lui aura été profitable.

Pratiquement, les activités de Baba pendant son séjour peuvent comme suit :

Découvertes ludiques

Visite du zoo de Montpellier
Visite de la serre amazonienne
Visite de l’aquarium de Montpellier
Visite des arènes de Nîmes
Visite de la ville de Montpellier

Découverte de la mer

Excursions hors région

Week-end dans un chalet d’alpage
Week-end associatif à St Jean de Maurienne

Visites techniques

Visite d’un jardin biologique
Visite d'un élevage de chèvre
Visite des quartiers défavorisés de Montpellier
Visite d’une déchetterie
Visite du port de pêche de Sète et d’un chalutier. (Embarquement possible, mais Baba n’a pas voulu…)
Visite et collaboration ponctuelle avec l’entreprise d’un traiteur (les produits locaux, les préparations, les prix, la vente, les circuits et leur organisation)
Visite d’un centre de contrôle technique de véhicules, (points de vérifications, remise en état).

Rencontres individuelles

Rencontre avec un « sans papier » africain dans un centre d’hébergement
Rencontre avec un conseiller en agriculture biologique
Rencontre avec une association productrice de semences
Rencontre avec le directeur du CARI, Ong de développement rural qui intervient au Nord Mali
Rencontre avec la représentante de l’association AGMAPELLI qui soutient un village Malien isolé au bord du Niger). Il en est ressorti un projet d’acheminement de vêtements et d’outils vers Gao puis Tessalit, le village où habite Baba.

Visites médicales

Check-up médical
Examens médicaux approfondis de son oeil et consultation à l'hôpital
Soins dentaires

Autour des repas

Repas en cafétéria
Repas dans un restaurant classique
Repas familiaux
Repas collectifs avec ses amis
Grillades champêtres de caprins locaux.

Détente

Télévision et internet avec Kidal info

Chantal. G, Clotilde B., Danouchka B., Florence P., Georges et Solange B., Jacques M., Josette M., Marie-Anne M., Michel B., Philippe et Marie C, Philippe M, Odile L. ont soutenu et/ou accompagné ce séjour avec des moyens financiers, une présence, une hospitalité, une disponibilité.

Merci à toutes et tous de la part de Baba (qui a clairement manifesté sa reconnaissance) et de nous, ses amis directs pour avons eu la possibilité de lui faire découvrir notre monde.

Baba a également pu rencontrer différentes personnes liées à titre personnel avec cette région du Mali :

• Vincent JULLIEN, avec son association, entretient des liens de jumelage entre Tessalit et Saint Jean de Maurienne. A reçu Baba lors d’un Week-end prometteur de coopérations et de futurs projets
• Lydie LEFEVRE, représentante de L’Association Agmapelli, aide un village isolé sur les rives du Niger, convoiera en Décembre jusqu’à Gao quelques colis destinés à Baba et à sa communauté.
• Un vieil ami de son père avec lequel il a pu, en particulier, faire un tour d'ULM au dessus de la cote et des étangs entre gard et Hérault.

Malgré les difficultés inhérentes au décalage culturel ce partage de vie laisse à chacun un souvenir ému par sa forte densité humaine.
Bilan financier de ce projet

Le budget du voyage et du séjour de Baba se présente comme suit :

Budget prévu réalisé.xls

Le total se présente synthétiquement comme suit :
Budget mobilisé correspondant aux prévisions de dépenses : 1425 €
Budget dépensé dans la réalité : 2019 €
Insuffisance budgétaire constatée : 594 €

Le principal écart vient du poste soin des yeux qui avait été volontairement omis car il était totalement aléatoire.

Consultation et examens médicaux : 204
équipement optique (lunette de vue et de soleil) : 195

Les dépenses de séjour plus forte également que prévue comprennent :

Argent de poche séjour France : 33,40
Visite expositions et parcs animaliers 42,00
Alimentation spéciale (restaurant avec invitation tiers) 54,50
Déplacement France (train parking aéroport et péages) 142,50

Les dépenses d’équipement comprennent :

Achat tel portable, convertisseur tension, piles accu 215,90
Vêtements, Chaussures, chaussettes, pantalon 56,70

Les cadeaux à ramener au Mali comprennent également le tirage de 50 photos prises par Baba avec un appareil qui lui avait prêté

Cadeaux pour famille et amis : 86,68
Tirage 50 Photos : 16,50

Comment financer le décalage entre recette et dépenses affectées au voyage de Baba ?

• Georges prend à sa charge sous forme de don à RT les 195 euros de frais optique (lunette vision et protection solaire.
• Pour le reste (399 €), il est prévu de lancer un appel auprès des souscripteurs potentiels et en particulier de personnes à l’origine du projet

18.04.2008

Au sujet de la pétition pour la paix

La pétition initiée par Jullien peut facilement être signée en ligne :

www.lapetition.be/en-ligne/pour-la-paix-au-mali-2153.html

Sur ce site, le lien nécessaire à la signature se trouve en fin de texte.

Merci pour ces populations qui souffrent.

17.04.2008

Pétition pour la paix au Mali

Face à la situation d'extrême tension régnant depuis plusieurs mois au nord du MALI et, considérant le risque d'une escalade incontrôlable de la violence de nature à conduire cette région du globe à la guerre,

Nous, associations, ONG, élus et citoyens travaillant à la coopération décentralisée avec la région de Kidal, ou plus simplement, amoureux du MALI en général, du septentrion malien en particulier,  lançons aujourd'hui un appel solennel à la paix pour le MALI.

Convaincus que le chemin du développement ne peut et ne pourra jamais passer par l'usage des armes et de la violence…

Convaincus que l’ATNMC (Alliance Touareg du Nord Mali pour le Changement) et le gouvernement malien ne pourront sortir de cette impasse que par la discussion, en posant sur la table l’ensemble des questions liées au développement du nord et en recherchant des solutions viables, durables et adaptées aux problématiques spécifiques de cette zone saharo-sahélienne …

Certains que ni l’Etat du MALI, ni les membres de l’Alliance n’ont quoi que ce soit à attendre d’une troisième rébellion qui, après celles des années 60 et 90, plongerait de nouveau la région de Kidal dans le chaos, les larmes et le sang…

Certains que la région possède, en son sein, les ressources humaines capables de tracer, en coopération avec l’état malien et ses partenaires, les perspectives d’un développement qui respecte l’identité Tamasheq, intègre ses spécificités et reconnaisse l’unité de la nation malienne…

Nous appelons, aujourd’hui, les parties prenantes de ce conflit à retrouver, ensemble, la voie du dialogue et à se remettre autour de la table des négociations.

Parce que nous aimons le MALI.
Parce que nous aimons la région de Kidal et ses habitants.
Parce que nous savons que seule la paix permettra à chacun d'envisager l'avenir avec confiance et espoir.

Nous signons cet appel solennel à la paix et demandons aux deux parties de l’entendre.


NOM Prénom Qualité Adresse Signature        

Pétition à retourner, complétée et signée à :
Vincent JULLIEN - 290 avenue Henri FALCOZ - 73300 SAINT JEAN DE MAURIENNE.
Tél : 06 75 01 18 45
Voir aussi le blog de Vincent JULLIEN : http://3verresdethe.blogspot.com/

10.04.2008

Entre irredentisme touareg et jacobinisme étatique, une arlésienne: la décentralisation

Les tensions inter-ethniques n’ont que trop duré, dans ce grand nord du Mali. Il est temps de mener, au niveau des décisionnaires de véritables négociations, exigeant, de part et d’autres, des concessions, et de se mettre d’accord sur des solutions acceptables par chaque communauté et applicables de façon opérationnelles sur le terrain. Cela nécessite une véritable reconversion des esprits. Il en va d’un équilibre politique qui dépasse largement les frontières du Pays.

Depuis 45 ans, la fronde perdure dans le grand nord du Mali. Cette zone de conflit fait partie de la bande de terre qui d’est en ouest, semble délimiter « l’Afrique arabo-berbère » de « l’Afrique négro-africaine » (selon l’expression de Léopold Sédar Senghor). Elle oppose deux mondes ethno-culturels, celui de la méditerranée et du désert à celui de la brousse sahélienne et tropicale, celui de l’élevage et du commerce nomade à celui de l’agriculture sédentaire.

Ces vastes zones difficiles d’accès font l’objet de convoitises de la part de groupuscules incontrôlables pour mener des activités clandestines ou spéculer sur les richesses annoncées du sous-sol

Les gouvernements successifs ont voulu ne voir dans les peuples qui vivent dans ces contrées, que des contrebandiers, des trafiquants, des bandits de grands chemins, des insoumis

De leur côté, les touaregs n’en finissent pas de montrer leur amertume d’avoir été politiquement rattachés à un pouvoir qui les dirige du sud.
La politique de mise au pas par les armes, déjà utilisée a montré ses limites face à des hommes qui savent parfaitement se battre, dans des contrées dont ils connaissent tous les recoins.

Le Président Amadou Toumani Touré a toujours montré sa préférence pour la patience et la négociation. Il y eu successivement : le pacte National en 1992, les accords d’Alger en 2006 et ces jours derniers, les accords de Tripoli.
Mais dans la réalité, aucun de ces accords n’a été véritablement suivi d’effets. La décentralisation mise en œuvre n’a pas donné davantage de pouvoir, le pouvoir attendu, aux collectivités locales, les inégalités dans la distribution des richesses du pays ont persisté

Entre deux accords, des groupes rebelles ont pu se former, agaçant de plus en plus les autorités centrales qui n’y ont jamais vu que banditisme maffieux.

Dans l’actualité, les négociateurs de Tripoli viennent de se séparer après avoir signé un accord de cesser le feu mais sans avoir pu, une fois de plus, en matérialiser le contenu. Pendant ce temps, des renforts de troupe gagnent le Nord.
De son côté, la population touarègue souffre de mille difficultés entre autres celle de s’approvisionner en denrées de première nécessité, de la méfiance ethnique, du mépris dans lequel elle est tenue

Il en serait différemment si la décentralisation promise, offrant une relative autonomie, était mise en œuvre dans le cadre des accords, si elle n’était pas un vain mot.

Ne vaut-il pas mieux, dans le contexte international que l’on sait, éviter de s’aliéner une population dont certains membres ont montré qu’ils pouvaient en découdre avec les salafistes, et donc, apporter, même indirectement un appui au gouvernement central.

Mais celui-ci semble préférer la politique de l’enlisement néfaste aux deux parties, car elle entretient la méfiance au lieu de créer un climat propice à des négociations empreintes de sincérité de part et d’autre, qui pourraient déboucher sur une coopération plus que nécessaire, si l’on ne veut pas que les marches sahéliennes ne deviennent une zone incontrôlable au dépens de toute la population malienne dans son ensemble.

09.04.2008

De tres belles photos d'un artiste amoureux de l'Afrique

Je vous invite à visiter le blog de Daniel SCUTTARI. Vous y trouverez de magnifiques protraits et paysages de cemonde africain telque nous l'aimons.

24.02.2008

Les amis de Iknane ont du coeur

La collecte réalisée auprès de ceux que Iknane a si grandement réçus, que ce soit cette année ou l'an passé, a été fructueuse.

Elle a rapporté 300 € qui sont actuellement en cours de transfert par l'intermédiaire de voyageurs amis.
Il faut savoir que cette somme se changera en près de 200 000 F CFA, équivalent localement à plusieurs mois de salaire moyen.
Je pense que le montant est juste. Il lui permettra de reconstituer une partie de ses biens sans en repartir enrichi.

Merci pour lui.

Quelle autre formule que la solidarité quand le système de l'assurance ne fonctionne pas ?

C'est ce geste que l'on attend de ses amis quand on est en situation de détresse.
C'est bien cette compassion (1), qui ne se traduit pas nécessairement par un geste financier) que nos amis touaregs attendent de "Rencontres Touarègues".

(1) Sentiment qui rend sensible aux souffrances, aux malheur d'autrui

Le drame du feu n'épargne pas toujours nos amis éleveurs nomades

Le feu a pris dans le campement de Iknane. Tous ses biens mobiliers sont partis en fumée un soir de grand vent.

Lire la suite

Dépannage dans le désert

Nos accompagnants locaux nous étonneront toujours.

Souvent, ils nous laissent même, pantois d'admiration devant leur capacité à se débrouiller avec rien et à se sortir des pires difficultés.

Un exemple illustré est présenté

Lire la suite

18.02.2008

Durant ces journées, que "faisions" nous ?

A vrai dire souvent pas grand chose, à part respirer l'atmosphère du pays, ouvrir nos yeux sur les paysages et la vie des habitants.

On peut pourtant mettre en exergue :

* 2 jours et demi de méharée

* 1/2 journée d'excursion à pied dans le site des gueltas (mares permanentes). Certains d'entre nous s'y sont baignés

* 1/3 journée d'excursion en pinasse (pirogue à moteur) sur le Niger en direction et sur la Dune Rose qui surplombe le fleuve : une merveille de la nature, surtout au coucher du soleil.

* 1/3 journée de visite de Gao : son marché, son port, le fameux tombeau des Askias et la mosquée qui l'entoure.

* Plusieurs soirées à chanter et danser avec les habitants des lieux, au son du tendé ou de la guitare électrique.



A total, au cours de ces 2 semaines, nous avons parcouru 2000 km, répartis en 2 voitures 4x4

De façon synthétique, dans quel cadre avons nous dormi ?

* 4 nuits dans des campements nomades, en bivouac ou sous tentes nomades, à proximité des familles

* 6 nuits en pleine brousse dont 1 au pied de dunes, 4 au pied de magmas rocheux, 1 nuit dans un site archéologique

* 4 nuits en agglomération dont 1 à Gao, 1 à Kidal, 1 à Tessalit et 1 à Anéfif

Chronologie du séjour

Voila une présentation synthétique du déroulement de ces 2 semaines

A cet effet, cliquez sur : Programme réalisé.xls

13.02.2008

Je suis un nomade

Ceci est une note rédigé de façon spontanée par un jeune instituteur du village d'Anéfif lors de notre passage cet hiver 2007-8

Je suis un nomade, qui ne passe jamais la nuit là où il prend son thé du matin. a6a665063e6f4e0023368f0f35cdb701.jpgJe suis un instituteur nomade qui donnera tout de lui pour rehausser le niveau de ses élèves. J’aime la nuit, errant seul dans la brousse, sous un clair de lune, à entendre les animaux, voir de loin les feux d’un campement où se trouve celle que je convoite, venir lentement à elle et repartir vite rejoindre les autres de mon âge, jouant les « Iswat » loin de toutes les personnes âgées, et veiller jusqu’au matin en se racontant les derniers événements qui nous arrivèrent


Iswat est une danse nocturne entre jeunes gens qui se termine souvent par des jeux de rivalité, sous forme de lutte entre garçons, pratiquée sous l’œil amusé des jeunes filles.

12.02.2008

Les réactions individuelles au retour du voyage

Nos voyageurs ont également tenus à témoigner de leurs impressions à travers quelques notes écrites à chaud, dès leur retour à domicile. En voici quelques extraits :

Lire la suite